Santé et environnement, des défis majeurs

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L’OMS estime que 12,6 millions de personnes sont décédées du fait d’avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre en 2012 – ce qui représente près d’un quart des décès dans le monde. Les facteurs de risque environnementaux, tels que la pollution de l’air, de l’eau et des sols, l’exposition aux substances chimiques, le changement climatique ou le rayonnement ultraviolet, contribuent à la survenue de plus de 100 maladies ou traumatismes.

La 2 e Conférence mondiale sur la santé et le climat, qui s’est tenue à Paris du 6 au 8 juillet 2016, a à nouveau alerté face à l’augmentation constante des risques sanitaires du changement climatique.

Près de 7 millions de personnes chaque année meurent de maladies causées par la pollution de l’air, telles que le cancer du poumon et l’accident vasculaire cérébral. Les experts prévoient que, d’ici 2030, les changements climatiques causeront chaque année 250 000 décès supplémentaires imputables seulement au paludisme, aux maladies diarrhéiques, au stress thermique et à la dénutrition. Ce sont les enfants, les femmes, les personnes âgées et les pauvres qui paieront le plus lourd tribut, aggravant les inégalités déjà existantes dans le domaine de la santé, aussi bien entre les populations qu’en leur sein.

Le passage à des sources d’énergie plus propres aurait un impact majeur dans la diminution des niveaux de polluants climatiques et atmosphériques et pourrait contribuer à fournir l’électricité nécessaire aux établissements de santé des pays à revenu faible .

La promotion d’établissements de santé et de technologies à faibles émissions de carbone améliorerait significativement la prestation de services et réduirait les coûts ainsi que l’impact climatique et environnemental. L’OMS a d’ailleurs annoncé la création d’un nouveau groupe de travail qui exposera clairement une approche cohérente de l’économie de la santé et du changement climatique. D’après un récent rapport de la Banque Mondiale, la pollution de l’air a coûté 225 milliards de dollars par an dans le monde.

La multiplication des épisodes de pollution atmosphérique doit être un sujet qui nous concerne tous. Récémment, la vallée de l’Arve, au pied du Mont-Blanc, a connu un épisode hors norme de trente-cinq jours de pollution, provoquant la colère de la population. Aujourd’hui dans le monde, pas moins de 92 % de la population mondiale vivent dans un environnement où la qualité de l’air ne respecte pas les normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La pollution de l’air intérieur peut s’avérer tout aussi mortelle. En 2012, selon les estimations, 6,5 millions de décès (soit 11,6 % des décès dans le monde) étaient associés à ces deux formes de pollution. Mettre des filtres à air dans les écoles ne sauraient être la seule solution à proposer face à ces défis majeurs pour nos enfants.

Outre la pollution de l’air, la présence de substances chimiques dans les aliments ou les produits cosmétiques et les effets d’une exposition chronique à ces substances est également une source d’inquietude majeure. L’examen des études disponibles rapportent « des associations avec des conséquences développementales ou neurologiques défavorables » : augmentation du risque d’autisme, de troubles de la mémoire et de tremblements, d’une malformation congénitale du cœur (dite « tétralogie de Fallot »), ainsi que d’une autre anomalie congénitale grave, l’anencéphalie (absence partielle ou totale de cerveau et de crâne à la naissance). On sait qu’il y a aujourd’hui dans ce que l’on mange, ce que l’on respire, ce que l’on touche des perturbateurs endocriniens affectant le système hormonal, augmentant les risques de certaines maladies en forte progression depuis quelques années (cancers hormono-dépendants, obésité, diabète, troubles de la fertilité).

Nous ne sommes pas les seuls concernés, l’effet des néonicotinoïdes  sur les organismes est réguliérement cité. « Il faut rappeler que la proposition de Santé Canada de supprimer limidaclopride ( un des composants des neonicotinoïdes) repose sur une réévaluation des risques sur les organismes aquatiques, dit Martin Dermine, chargé de mission pour la branche européenne de l’ONG Pesticide Action Network. Or les poissons, mais aussi de nombreuses espèces d’oiseaux, se nourrissent d’insectes aquatiques : c’est toute la chaîne de la vie qui est détruite par ces substances, qui sont à la protection des plantes ce que la bombe atomique est à la guerre. »

L’OMS a, à nouveau, rappelé que le secteur de la santé doit assumer le rôle de chef de file pour ce qui est d’informer les responsables de l’élaboration des politiques et le public du caractère urgent que revêt le changement climatique, de ses risques graves et croissants pour la santé, des bénéfices que l’on peut obtenir en s’attaquant aux risques liés au climat et aux liens avec des questions connexes. Pollution de l’air, fonte des glaces plus importantes que prévues, variations importantes dans les récoltes attendues, face à des processus qui peuvent être irrémédiables et qui affecteront nos enfants, nous devons, nous adultes, cesser avec nos visions court-termistes, prendre nos responsabilités dès maintenant et ne pas avoir la main qui tremble au moment de prendre les décisions qui s’imposent.

L’OMS en partenariat avec la Coalition pour le climat et l’air pur, lance une campagne mondiale visant à sensibiliser l’opinion publique à l’impact de la pollution atmosphérique sur notre santé.

https://youtu.be/cMtw65Ck_Sw

 

Sources: OMS

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