Changement climatique- Un problème de santé publique

COP21En 2012, près de 7 millions de personnes seraient décédées en raison de la pollution de l’air. Néanmoins encore trop peu d’attention est accordé aux problèmes générées par la pollution, les changements climatiques elle réchauffement climatique.

Les risques environnementaux pour la santé humaine comprennent le changement climatique, l’appauvrissement de l’ozone, la perte de la biodiversité, les changements dans les systèmes hydrologiques et les réserves d’eau douce, la dégradation des terres et les contraintes sur les systèmes de production alimentaire. Ces processus influencent les risques de maladies à transmission vectorielle, de diarrhée transmise par l’eau et la nourriture et de malnutrition, qui sont parmi les principales causes de morbidité dans le monde en développement, et sont concentrées de manière disproportionnée sur les enfants. En outre, comme la dégradation de l’environnement est un phénomène de longue durée , qui plus est potentiellement irréversible, les enfants ont le plus à gagner de mesures visant à garantir l’intégrité des écosystèmes naturels.

– Les variables climatiques et météorologiques affectent l’air que nous respirons, la nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons et les chances d’être infectées par des maladies infectieuses mortelles, écrit Margaret Chan, qui est directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé dans un article publié dans le Huffington Post en Septembre 2014.

Sept millions de personnes sont mortes de la pollution de l’air en 2012. Cela en fait le plus grand risque pour la santé liée à l’environnement. Mais cela ne suffit pas à attirer l’attention sur l’importance des conséquences du changement climatique sur la santé, écrit Chan.

Ces changements constituent une menace spécifique sur les maladies respiratoires, en ce qu’ils aggraventces maladies, ou augmente directement l’exposition à des facteurs de risque de maladies respiratoires. C’est ce qu’écrivent les auteurs d’un article publié dans la revue European Respiratory Review en Juin 2014.

L’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone, ont déjà conduit à un réchauffement significatif de la planète. Cela provoque des vagues plus graves et plus prolongées de chaleur, de variations de température, une augmentation de la longueur et la sévérité de la saison pollinique, plus de pollution de l’air, d’incendies de forêt, de sécheresses et de périodes de fortes précipitations mettant dans leur ensemble la santé respiratoire en danger.

Dans ce contexte les maladies respiratoires les plus concernées seront l’asthme, les sinusites, et les infections respiratoires. Les personnes atteintes de maladies cardiaques sont un autre groupe particulièrement vulnérable.

Réduire la pollution de l’air peut contribuer à réduire l’impact du changement climatique sur la santé. Bon nombre des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pourrait avoir un impact positif.

Selon USA Today, la saison du pollen aux Etats-Unis à augmenter de 16 jours de 1995 à 2013. Si les émissions de dioxyde de carbone continuent d’augmenter, il est prévu que les conditions allergiques vont s’aggraver.

Le réchauffement climatique va conduire à une augmentation des catastrophes naturelles, ce qui facilitera la propagation de nombreuses épidémies – telles que la diarrhée, le choléra, la dengue, le paludisme et d’autres maladies infectieuses redoutables.

Globalement, le nombre de catastrophes naturelles liées au climat a plus que triplé depuis les années 1960. Chaque année, ces catastrophes se traduisent par plus de 60 000 morts, principalement dans les pays en développement.

Les changement climatiques et environnementaux affectent également l’incidence de la transmission des maladies entre humains et animaux. En 2013 Solveig Jore, vétérinaire à la Norwegian veterinary institute, a démontré lors de son travail de doctorat que les tiques ont étendu leur présence géographique en Norvège, et que les changements climatiques et environnementaux, la «disponibilité» des animaux hôtes et la démographie affectent la propagation des tiques. Elle a également constaté que les conditions climatiques locales pourraient être décisives pour déterminer si la tique peut propager des virus dangereux.

En Norvège, le Syndicat des médecins a déclaré qu’ils allaient travailler à mettre davantage l’accent sur les conséquences sanitaires liées au climat. Cela signifie aussi qu’ils vont travailler à introduire l’enseignement sur le sujet pendant les études médicales et à faire e sorte que les connaissances de l’impact de la santé dur le climat soient utilisées sur le terrain. Dans la chronique «Le changement climatique – la plus grande menace sanitaire », qui a été publié dans le Journal du Syndicat des médecins en 2011, les auteurs écrivent que l’on devrait donner plus de poids à l’aspect sanitaire au moment de justifier, concevoir et mettre en place des politiques nationales et internationales de lutte contre le changement climatique.

Stéphane Mukkaden

Sources: NHI/OMS

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